Ça pique …

Et dans tous les sens du terme.

Il ne fait pas très chaud ce matin. 7 petits degrés dans la vallée et 3 en Montagne noire. Plus je monte, plus je m’enfonce dans les nuages. Toutes les cheminées du dernier village traversé crachaient la fumée du bois humide brûlant dans l’âtre pour réchauffer les habitants. Mais après le magnifique orage d’hier soir et les pluies de la nuit, il ne m’en fallait pas plus pour entraîner mes vers à la natation.

Arrivée là haut ça pique, d’autant plus que le petit vent à 50/60km/h ne veut pas se faire oublier. Tout est détrempé même l’air que l’on respire.

La première heure de pêche sera vierge de tout poisson ou touche. Rien. Ces Dames semblent s’être gavé avant mon arrivée. Que ce soit en bordure ou en plein courant, sur plombées « légères » ou carrément lourdes rien n’y fait. Je ne vois même pas une petite fuir devant moi ou tenter de voir ce qui pendouille sous le rigoletto.

Tant pis mais il me faut prospecter, je ne ferais que les bordure au calme bien marqué en commençant pas celle qui est à mes pieds puis celle d’en face si possible. Sur cette configuration les postes ne sont pas nombreux et souvent de superficie petite à très petite. La pêche à mes pieds se fait sous la canne quant à la rive d’en face il m’a fallu être habile mais rapidement la tactique est payante.

Au pied d’un arbuste et devant un gros caillou, je décide d’explorer le fond sablonneux qui fait tâche dans l’eau chocolat … bien n’en a pris, mais la ripisylve aura raison de mon bas de ligne sur un ferrage approximatif et un peu appuyé. La belle suspendu à une branche basse se tortille de toutes ses forces pour retrouver le milieu liquide. Merci les hameçons sans ardillon ou écrasé, au troisième coups de queue, elle retrouve sa rivière.

Je ne sens plus mes doigts, l’eau glacée et le vent me donne l’onglée. Pas facile de remettre des plombs dans ce cas là.

Surtout ne rien lâcher, pour prendre du poisson il faut mettre la ligne à l’eau. Je reste sur la tactique qui semble porter ses fruits.

Enfin ça pique. Les touches s’accélèrent au fur et à mesure que les nuages semblent se dissiper. Sous les branches basses ou dans les racines voire les ronces ballottées par les flots il ne me sera pas toujours facile d’être pertinent pour mettre la belle en photo.

Mais l’important n’était pas là.

Halieutiquement

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