La pêche au ver de terre (2)

La partie 1

Marcel Lapourré

Avril 1949

S’il est intéressant de connaître les diverses montures décrites le mois dernier, c’est afin de pouvoir les utiliser pratiquement et à bon escient.

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Généralement les pêcheurs au ver s’intéressant surtout à la truite, nous commencerons par essayer de prendre ce beau poisson.

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La pêche au ver de terre

Marcel Lapourré

Mars 1949

Depuis que le premier homme a eu l’idée d’extraire de l’onde un de ses habitants, à l’aide d’un fil et d’un hameçon, il a, très probablement, utilisé le ver de terre (lumbricus) comme appât, d’abord parce qu’il est accepté avec empressement par tous les poissons, ensuite parce qu’il est très facile de se le procurer.

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Pourquoi le poisson, quel qu’il soit, est-il si friand de cet annélidé qui ne vit pas, comme les larves aquatiques, dans le lit de la rivière ?

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Mouche exacte et mouche de fantaisie

P.Carrère

Octobre 1949

On a dit que deux pêcheurs de force égale pêchant l’un avec la mouche exacte, l’autre avec la mouche fantaisie, auront fait sensiblement le même tableau à la fin de l’année. Le fait ne prouve pas grand’chose quant à la valeur de la mouche. La mouche en elle-même n’est peut-être rien, et deux pêcheurs d’égale force sont difficiles à trouver. Seul, le pêcheur pourra juger par lui-même et pour lui-même, après une longue expérience, au cours de laquelle il aura utilisé tantôt l’un, tantôt l’autre genre de mouche, en tenant compte, autant que faire se peut, des choses si variables que sont le temps, l’eau, l’activité du poisson et … du pêcheur.

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Capacité biogénique des eaux

Delaprade

Juin 1949

Le professeur Leger, de la Faculté des Sciences de Grenoble, est mort le 7 juillet 1948. C’est une très grande perte pour la pisciculture française, à laquelle il a fait faire tant de progrès. Je rappellerai simplement ses livres sur la faune des cours d’eau à truites, sur les algues, sur la pisciculture fermière.

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La partie la moins originale de son œuvre n’est point celle dans laquelle il a tenté — et réussi — d’estimer la richesse en poissons de nos eaux si diverses, c’est-à-dire la capacité biogénique de ces eaux.

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Les échelles à poissons … suite

Delaprade.

Février 1949

La loi du 31 mai 1865 ayant prescrit la construction d’échelles à poisson (1), il a fallu rechercher le système technique le plus favorable pour le franchissement des barrages. La question a été étudiée dans de nombreux pays. Aux États-Unis, évidemment, ce sont des constructions grandioses qui ont prévalu. Il est vrai qu’il s’agissait de barrages hauts de plusieurs dizaines de mètres et de rivières ayant de très importantes populations de migrateurs : aloses et surtout saumons, ces derniers alimentant des industries de pêcheries et de conserves « valant » des centaines de mille et des millions de dollars.

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L’école nationale des gardes-pêche

Albert Soulillou.

Septembre 1949.

Le braconnage n’en est pas resté aux méthodes pittoresques des Raboliots, nous confirme M. l’Inspecteur Général des Eaux et Forêts Larrieu, du département de la Pêche. Il ne cesse de se moderniser. Il suit les progrès de la science et ceux de la guerre. Au lendemain de 1918, ce fut la vogue de la grenade. La dynamite eut aussi sa belle part de l’hécatombe. Les lendemains de 1944 ont vu se déclencher une nouvelle offensive antipiscicole à l’explosif, l’arsenal habituel étant complété par le plastic.

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Tropismes

P.Carrère

Décembre 1949

Cloué au lit par un terrible lumbago, j’ai eu le temps, entre les crises temporairement refoulées, de méditer certains chapitres d’un ouvrage récent (1) sur des questions datant déjà de plusieurs années : les tropismes. Et, comme toujours, à travers ce nouveau prisme je cherchais, dans mes rêves lancinants et tenaces, les ressources que la pêche pourrait peut-être, un jour, trouver dans les beaux résultats scientifiques qui couronnent les travaux patients et persévérants des naturalistes.

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Il y a quelquefois du vrai dans les rêves …

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La grosse truite.

R.Portier

Février 1949

C’est à un professionnel émérite, nommé Gouverneyre, qui, il y a quarante ans environ, approvisionnait en grosses truites, pour leurs banquets, plusieurs hôtels du Massif Central, que je dois de précieux renseignements pour les capturer. Ceux-ci m’ont permis, par la suite, de compter parmi mes prises un nombre relativement important de ces salmonidés, variant en poids de 2 à 4 kilogrammes.

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La pêche à la volante.

P.Carrère

Juillet 1949

La pêche « à la volante » est une pêche rustique pratiquée, surtout en été, par les habitants des bords de la rivière, les « terriens » ainsi qu’on les nomme, et qui ne vont pas chercher midi à quatorze heures. Toutes sortes de cannes, souvent bricolées par eux-mêmes, plus ou moins bien réussies, courtes et longues ; toutes sortes d’insectes de saison, faciles ou difficiles à saisir, sont employés. J’ai vu même un pêcheur citadin, en vacances, se promener la canne d’une main et un rouleau attrape-mouches plein de mouches de cuisine, de l’autre ; s’en aller ainsi, plus ou moins englué, d’un coup à l’autre. Tous les insectes sont bons et sont utilisés ; mais beaucoup de pêcheurs s’imaginent avoir le meilleur et le cachent jalousement à votre approche : sportivité !

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Cette pêche s’adresse presque exclusivement au chevesne, mais aussi à la truite, à la vandoise. Quoique cette dernière se tienne surtout dans les grands courants en été, où certains pêcheurs la recherchent à l’insecte noyé avec une larve comme appât ; on en prend aussi quelquefois non loin des rives par ce procédé.

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La vie du saumon … partie 3 et fin

Delaprade

Décembre 1949

Je m’excuse de consacrer une troisième et dernière chronique au saumon que, certainement, peu de lecteurs ont eu l’occasion de capturer.

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On ne le rencontre plus, en effet, en France, avec une abondance relative, que dans le gave d’Oloron, la Nive, la Loire, l’Allier, la Canche dans le Pas-de-Calais et les rivières bretonnes et normandes ci-après : la Sienne, la Sée et la Sélune en Normandie, l’Ellé, le Trieux, l’Aulne et le Scorff en Bretagne.

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